
Je suis peut-être un peu en retard, mais j’avais l’intention de lire pas mal de choses à propos du YUL Lab avant d’en parler.
Tout d’abord, normalement tout le monde qui travaille ou qui est de près ou de loin de l’industrie de la communication, de la publicité a su que Montreal.ad (via l’Association des agences de publicité du Québec (AAPQ)) a lancé sa 2e phase nommée YUL Lab. Lorsque j’ai vu ce nom et un titre faisant référence à Montréal en tant que laboratoire publicitaire, j’ai été intrigué!
Si vous n’avez jamais pris l’avion ou voyager… peut-être n’êtes vous pas au courant, mais YUL réfère à l’Aéroport Pierre-Eliott Trudeau de Montréal. Alors, au premier coup d’oeil, on comprend que Montréal est un laboratoire… mais de quoi? Lisons un peu ce que Montreal.ad en dit:
Le YUL-LAB est la réponse au besoin de réinventer la publicité. C’est un laboratoire d’expérimentation unique, conçu pour les annonceurs mondiaux, qui permet de développer de nouveaux modèles publicitaires prédictifs et fiables en vue de les exporter. Il permet donc de tester toutes les combinaisons publicitaires possibles en transformant les idées en réalité, tout en mesurant leurs effets et en prévoyant leur succès. Ce laboratoire tire profit du microcosme unique qu’est Montréal pour offrir aux annonceurs un environnement propice à l’expérimentation de ces nouveaux modèles publicitaires pouvant, après coup, être reproduits ailleurs dans le monde.
Le marché du Montréal métropolitain est exceptionnel. Il offre un éventail infini de possibilités médias, de capacités humaines et matérielles, de ressources universitaires et d’aptitudes intellectuelles et créatives pour réaliser ces expérimentations auprès de groupes cibles de toutes langues et de toutes cultures. La métropole possède les atouts essentiels du parfait laboratoire humain pour bâtir des modèles publicitaires prédictifs :
- L’environnement médiatique de Montréal est surdéveloppé.
- Montréal est un marché « mainstream », possédant son propre star-système, tout en étant localisé à proximité des grands sièges sociaux mondiaux.
- Montréal est un marché isolé où les expériences peuvent se mener dans un environnement contrôlé.
- Montréal permet l’optimisation des investissements en expérimentant à faible coût.
- Montréal est reconnue pour son effervescence culturelle, nourrissant l’émergence d’une grande créativité. Elle regorge de talents publicitaires créatifs et stratégiques de calibre mondial.
Le concept et l’idée est intéressante. Selon ma perspective étudiante, Montréal semble, en effet, un bon endroit où la créativité publicitaire est à son comble… Malgré le multiculturalisme de Montréal, je me demande une chose…
Ceux qui travaillent dans l’industrie savent très bien que les marchés européen, américain, canadien anglais et québécois ne sont pas du tout pareil! Selon YUL Lab, Montréal servira de laboratoire pour des campagnes destinées à d’autres marchés… Supposons qu’une campagne fonctionne bien ici, mais pas à Berlin (par exemple…) les Berlinois et les Montréalais ne sont pas les mêmes… Même un Berlinois qui vit à Montréal est un Montréalais! Je croire qu’il faut tenir compte d’une certaine spécificité propre au Québec, à Montréal.
Bref, j’ai un peu de misère à me dire que Montréal est la ville parfaite (à 100%) pour expérimenter … et si les campagnes testées ne fonctionnent pas? Le projet pourrait être avorté, malgré toute la bonne volonté de l’AAPQ.
Qu’en pensez-vous? Évidemment, ceci est mon point de non professionnel!