L’allaitement ou le biberon?

! Attention : Ce billet a été écrit il y a plus d'un an. Il est fort possible que les informations proposées ne soient plus valables et/ou à jour.

Avez-vous été allaités ou vous avez été nourris à la bouteille étant bébé?! Je suis bébé nourri au biberon et je suis en santé ;)

La question se pose. Alors que dans les années 80-90, les médecins privilégiaient la formule, depuis plusieurs années, on parle littéralement seulement et quasiment uniquement de l’allaitement.

Je sais, je sais, certains commentaires ici ne plairont pas à certaines personnes, mais je m’assume.

Je suis tout à fait au courant des bienfaits de l’allaitement : croissance optimale, protection accrue contre les infections, etc. Lisez en plus à ce sujet sur le site web Mamanpourlavie.com.

C’est très bien l’allaitement, mais si une mère fait le choix (parce qu’il s’agit bien d’un choix) ?! Quelles sont ses options? On n’en parle pas du tout. Du moins, dans les CLSC où on donne les cours prénataux. Je vais taire le nom du CLSC, mais l’infirmière du cours où j’étais a tout simplement refusé de répondre aux questions d’une mère. Heureusement, il y a Internet !!

Il ne faut pas virer fou avec l’allaitement. Chaque mère est libre de faire ce qu’elle croit qui est le mieux pour elle et son bébé. J’ai fortement l’impression que le monde médical et son lobby nous fait croire que nous sommes des mauvais parents si l’on donne de la formule à notre bébé. Ou pire que c’est du poison! Si c’était le cas, Similac, Nestlé ou Enfamil auraient fait faillite ou auraient disparu de nos tablettes. Même le très populaire Salon Maternité Paternité Enfants n’accueille plus de fabricants de lait maternisé, car le lobby du lait maternel est trop fort, rapporte TVA Nouvelles.

J’ai bien aimé l’approche de l’hôpital où Olivia est née. Oui, on incitait fortement les mères à allaiter (à grands coups d’affiches sur tous les murs du département), mais ensuite, on nous invitait à compléter avec de la formule afin de s’assurer que le bébé ait tous les nutriments nécessaires au cas où justement la mère ait de la difficulté à allaiter durant les premiers jours. Une nuit, l’infirmière nous a laissé dormir et a nourri Olivia avec de la formule parce que notre fille devait rester à la pouponnière à cause de la césarienne.

Actuellement, Olivia bénéficie de l’allaitement mixte depuis sa première visite chez le pédiatre où il nous a dit que notre fille avait probablement plus faim que l’on pensait. Elle passe du sein au biberon sans problème, (nous sommes chanceux, ça l’air!) alors ça me permet de passer encore plus de temps avec ma fille. +1 pour le biberon pour la relation père-fille! :)

Alors?! Lirez-vous encore mon blogue?! :) Que pensez-vous du lobby du lait maternel ? J’aimerais vous lire.

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Roch Courcy Écrit par :

Jeune trentenaire passionné par la course, les médias sociaux, l’actualité, la communication et les chats!

12 Comments

  1. 24 avril 2013
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    Idem en France, où les mamans sont FORTEMENT incitées à allaiter…
    Nous, on nourrit notre fils au biberon depuis le début et il faut reconnaître tous les avantages que ça représente :
    – je peux lui donner à manger (ce qui, honnêtement, est à peu près le seul instant de partage lors des premières semaines)
    – on peut alterner la nuit : ce qui permet de faire une nuit complète 1 fois sur 2 !
    – le bébé mange facilement, pas besoin de galérer pendant des jours à apprendre à téter sa mère
    – la maman peut s’absenter plusieurs heures pendant que le papa garde le bébé (par exemple pour aller boire un verre avec des amis : très plaisant quand on n’a pas bu une goutte d’alcool pendant des mois et des mois !)
    – le bébé est mieux nourri et par conséquent il dort beaucoup plus facilement !
    – la maman ne souffre pas…

    Bref, je n’y vois que des avantages ! Après, comme tu dis c’est une question de choix ! Le lait maternel a des bienfaits reconnus, libre à chacun (et surtout à la maman) de s’informer pour ensuite prendre la décision avec laquelle il est le plus à l’aise.

    Il semblerait que l’allaitement maternel présente des vrais bénéficie seulement si on allaite au moins 6 mois…ce qui n’incite pas à « essayer » et finalement arrêter au bout de quelques semaines parce que c’est trop compliqué!

    Bref, je continuerai de lire ton blogue ;-)

    • 24 avril 2013
      Reply

      Fiou! Merci pour ta fidélité, Alex ;)

      Sur une note plus sérieuse, merci pour ton commentaire et ton point de vue.

  2. 24 avril 2013
    Reply

    Bel article! C’est vrai que le lobby du lait maternel est trop fort mais je crois aussi que le choix final revient aux parents. Seuls eux savent ce qui est « the best » pour leur bébé :)
    J’en profite pour souhaiter la bienvenue à la belle Olivia. Félicitations aux parents aussi ;-)

    • 24 avril 2013
      Reply

      Merci pour ton commentaire et tes bons mots, Brunette!

  3. Veroclement
    24 avril 2013
    Reply

    Je suis certaine que tu en as une idée, mais si tu savais la pression qu’on vit quand on est une maman. On vient d’accoucher (perso un accouchement difficile) et là, il faudrait allaiter et évidemment, que ça marche. Dans mon cas, ma fille ne voulait pas téter et j’avais aucun colsotrum. Elles étaient 4-5 infirmières autour à essayer de m’aider. Je comprends l’importance de l’allaitement et dans une certaine mesure, je comprends qu’il faille s’acharner au début parce que non, c’est pas facile allaiter. Mais comme toi, je pense que c’est rendu un lobby effrayant qui culpabilise trop les mamans. Personnellement je n’ai pas voulu m’archarner plus qu’il ne faut et ma décision était assumée. La minute que j’ai dit aux infirmières STOP! Je veux un biberon pour mon bébé, that’s it, je n’ai plus eu aucune pression. Ma fille n’aura jamais eu le sein et à date, elle n’est pas plus malade que les autres. Elle se développe bien et j’ai pour mon dire que le biberon m’a certainement sauvée d’un post partum. Mon chum et ma mère ont pu me relayer pour la nuit, ce qui m’a permis de récupérer. Sommes-nous de mauvais parent de donner un biberon avec amour plutôt que le sein découragée? Les infirmières des CLSC ont le mot d’ordre de ne pas donner d’info sur les préparations et le biberon, ce que je trouve déplorable. Pour plein de raisons (même de santé), des femmes ne vont pas allaiter. Mais je pense que le lobby des préparations ont tellement exagéré à l’époque qu’on est tombés dans l’autre extrême!! Merci de ce post, c’est vrai que c’est un sujet glissant qui attise les passions, surtout celles des nouveaux parents!

    • 24 avril 2013
      Reply

      Merci pour ton commentaire Véronique. L’inverse n’est pas mieux non plus. Un juste équilibre et un choix que l’on doit assumer.

  4. 24 avril 2013
    Reply

    Ah, le débat de l’allaitement – un sujet qui occupe une grande place sur mon blogue car ma soeur et moi vivons deux expériences très différentes. Pour des raisons physiologiques, ma soeur donne le biberon et, jusqu’à très récemment, c’était son propre lait qu’elle offrait à sa petite (vive le tire-lait). Ça nécessite de la dédication mais c’est une option tout le temps oubliée alors qu’on parle aux mères de l’allaitement. Maintenant que sa fille a 6 mois et qu’elle mange des solides, elle fait son deuil de tirer son lait et fait le switch au lait maternisé. Et je supporte entièrement sa décision, même si de mon côté je vise l’allaitement prolongé suite à des recherches fort intéressantes que j’ai fait à ce sujet (je me surprend énormément avec ce choix, ça me semblait trop « grano » mais en fin de compte les bénéfices sont énormes!)

    Je trouve le commentaire d’Alex très intéressant par contre puisque:
    – je tire mon lait afin que mon mari puisse offrir le biberon de lait maternel
    – jusqu’à récemment mon mari offrait un biberon-dodo (alors que bébé dort) afin de nous permettre aux 3 de dormir des nuits complètes
    – ma puce a pris au sein dès la première tentative (malgré notre histoire compliquée qui l’a vu devoir être intubée et nourrie autrement pendant plus d’une semaine) mais on a repris aussitôt
    – je peux m’absenter pendant plusieurs heures puisque je tire mon lait aussi
    – je peux définitivement me permettre un verre de vin ou une bière sans conséquence et si je décide de profiter d’une soirée arrosée, vive le tire-lait
    – le fait qu’un bébé nourrit au biberon est mieux nourrit est un mythe; le corps produit le lait que le bébé boit et s’ajuste en conséquence. Ma fille n’a jamais eu une crise de faim parce que je ne produisais pas suffisamment de lait, alors que bébé qui est nourrit au biberon (que ce soit du lait maternel ou maternisé) boit plus puisque le lait sort beaucoup plus rapidement. Tout comme nous les adultes, si la bouffe n’arrête pas, le méchanisme de faim dans le cerveau n’a pas le temps de s’activer. Au sein, ma puce peut boire en moyenne 2-4 onces par assise, mais si on lui donne au biberon, elle peut facilement caller 5 onces en la moitié du temps.
    – Aussi, un bébé qui a faim te le dis en pleurant après un boire. Un médecin qui te dit que ton bébé a plus faim que tu le penses, ça me surprend énormément. Si c’est le cas, on n’a qu’à augmenter la fréquence des boires et boom, on produit plus de lait.
    – Maman n’a souffert que pendant que 2-3 jours et ce pendant 2-3 minutes à la fois à chaque boire. En général ce n’est pas si pire que ça. Faut juste être patiente et se donner la chance.

    Ce étant dit, notre société moderne nous offre en effet le choix et je supporte toutes les décisions! J’étais moi-même nourrit au Similac. ;)

    Si jamais ta douce est curieuse, Roch, peut-être qu’elle trouvera des infos intéressantes sur notre site sous la rubrique « Breastfeeding »!

    • 24 avril 2013
      Reply

      Merci Rachelle! Ma blonde suit déjà votre blogue avec intérêt :-)

      Et bon, pour le pédiatre. Je veux un peu préciser : Olivia prenait jusqu’à 1-2 h pour boire et c’était à recommencer… En lui donnant le sein et le biberon, ma blonde a pu recommencer à faire autre chose comme prendre l’air avec la poussette !

  5. Christine Doré
    24 avril 2013
    Reply

    Effectivement quel sujet sensible…

    Pour ma part, avant la maternité, j’étais plutôt pro-choix. L’information que j’avais à ce moment-là, me menait plutôt à favoriser l’allaitement, mais je trouvais aussi que certaines personnes étaient trop insistantes et culpabilisantes.

    Maintenant que j’ai l’expérience de l’allaitement et que j’ai vécu beaucoup de difficulté en lien avec l’allaitement, mon point de vue a pas mal changé.
    1- Qu’on se le dise le lait maternel c’est la meilleure chose qu’on peut donner et les bienfaits au niveau de la santé sont majeurs. Pour moi, que le système de santé public ne fasse la promotion que de ça, je trouve ça normal puisque c’est la méthode qui favorise le plus la santé : naitreetgrandir.com : «les bébés nourris de lait maternel souffrent moins d’anémie, de gastroentérites, de diarrhées, de maladies des voies respiratoires, de rhumes, d’otites et de méningites que les bébés qui ne le sont pas. Même lorsqu’ils sont atteints de l’une ou l’autre de ces maladies, ils ont moins souvent besoin d’être hospitalisés. Enfin, ils sont plus protégés contre plusieurs maladies chroniques, comme l’obésité, la maladie de Crohn, la colite ulcéreuse, le diabète et la leucémie.» C’est pas rien pour un système de santé qui est débordé et que le sera encore davantage avec le vieillissement des «babyboomers».
    C’est sur que ceux qui ne sont pas allaités ou l’ont peu été, ne sont pas morts et sont souvent en bonne santé. Mais à partir du moment où on a les connaissances, les choses changent et évoluent… (quelques exemples : peinture au plomb, BPC, BPA, phtalates…)
    2- L’allaitement c’est dur. Abandonner rapidement, ça peut être la porte de sortie à prendre quand on trouve ça dur, et ce surtout au début.
    3- Le soutien… ça prend beaucoup de soutien pour persévérer… surtout quand ça va pas bien… gerçures, mastite, ampoule de lait, galactocèle, allouette! Moi j’ai à peu près tout eu… mais j’ai eu du soutien, beaucoup de soutien, heureusement.
    4- Faut aussi se rappeler qu’on part de loin… Ma mère s’est battue pour nous allaiter… La culture, il y a trente ans, n’encourageait pas l’allaitement. Encore aujourd’hui, les médecins ne sont pas toujours à la fine pointe des connaissances en matière d’allaitement.
    D’ailleurs, voici un intéressant article sur le manque de lait : http://lesvendredisintellos.com/2013/02/09/le-manque-de-lait-un-mythe-culturel/

    Finalement, bien que je sois maintenant pro-allaitement, il arrive plein de situations morales, physiologiques, et autres qui font que certaines mamans arrêtent d’allaiter. Peut-être qu’après tout l’allaitement ne convient pas à toutes.
    En tout cas, une chose est sûre, il faut arrêter ce climat de culpabilisation.

    • 24 avril 2013
      Reply

      Merci Christine pour votre commentaire. Pertinent et intéressant!

  6. Lorry
    24 avril 2013
    Reply

    Je trouve le terme Lobby assez fort, dans le sens que dans ce cas la pression exercé est faite sur les individus et non sur les pouvoirs publiques. De plus il n’y a pas vraiment d’intérêt économique pour soutenir cette cause.

    Personnellement, je n’ai pas eu de problème avec l’allaitement. C’est un vrai bonheur pour moi depuis 7 semaines. Je considère toutefois que l’allaitement mixte est une bonne alternative. De plus, le mieux vivre explique bien toute les possibilités.

    • 24 avril 2013
      Reply

      Bonjour Lorry, oui le terme est fort, mais j’avais même utilisé le terme « secte » au départ.. ;)

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