Attention! Cette lettre d’un père va vous faire pleurer…

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Cette semaine, alors que j’étais sur Facebook, une de mes belles-soeurs a partagé la lettre de Sébastien Dessureault intitulée Lettre à Thomas. 

Je vous averti, c’est vraiment triste et beau en même temps.

Ça ne faisait pas très longtemps que tu avais cessé de faire vomir maman. J’ai même cru un moment que tu le faisais exprès. Comme si tu voulais nous dire que tu étais là et qu’on devait s’y préparer. Que déjà, tu allais commencer à changer nos vies…

On avait même commencé à sentir tes premiers coups de pieds. Je dis « on », mais pas moi. Juste ta maman. À moi, tu te gardais une petite gêne. Probablement que tu gardais le secret de ta présence entre maman et toi. Déjà un fils à maman…

Je n’avais dit à personne que t’étais un garçon après cette deuxième échographie qui avait décelé quelques problèmes. Comme si le fait de garder ce secret allait me permettait d’appuyer sur « reset » à n’importe quel moment. « Pis? C’est un garçon ou une fille? – Heu? De quoi tu parles? » Non, ça ne marche pas comme ça. J’avais tort, je m’en suis bien rendu compte après. Car t’es bel et bien là. Tu t’appelles Thomas.

Tu as 23 semaines. 23 semaines in utero. Car 23 semaines ex utero aurait déjà été une victoire en soit, puisque tu en serais alors à ta 2e chirurgie. Car Thomas, tu es malade. Tu ne le sais pas, étant donné que ta « maison » te protège et que tu es si bien en ce moment dans le ventre de maman. Mais malheureusement, tu devras ultimement en sortir et à ce moment, c’est tes propres organes qui devront faire tout le travail.

Je t’évite le nom de ta maladie. J’ai essayé de la retenir, mais tu sais, papa n’est pas docteur. Et j’ai beau relire son nom, je crois que mon cerveau ne veut pas l’apprendre par cœur. « Par cœur »…

Parlant de cœur… Au Moyen-Âge, les gens pensaient que c’était le cœur qui était responsable de la mémoire, de l’intelligence et des sentiments. Ça vient de là, l’expression « apprendre par cœur » et les autres expressions comme « avoir le cœur brisé ». Comme le cœur de papa et maman en ce moment. Et ça vient de là, les dessins de cœur comme symbole d’amour. Et Dieu sait qu’on s’en serait dessiné beaucoup, des cœurs, pour se dire qu’on s’aime!

Mais je ne m’étais jamais arrêté sur l’organe en tant que tel. Tu sais, Thomas, les cœurs ne ressemblent pas du tout aux dessins. Le dessin du docteur n’était pas du tout pareil. Car dans le fond, un cœur, ce n’est qu’une grosse pompe à sang. Tu vois où je veux en venir, Thomas? Ouais, t’es aussi brillant que ton père, ça se voit. Oui, c’est ça, c’est ton cœur.

Tu sais, on aurait tout fait pour toi. Malheureusement, y’a trois mots qui accompagnent ta malformation sur ta toute petite pompe à sang. Rare. « Pourquoi toi? Pourquoi nous? » Nous n’aurons jamais cette réponse. Grave. Au point de rendre ta vie entière comme un long cauchemar avec des murs d’hôpital en toile de fond. Et surtout, incurable. Qui nous enlève tout espoir de te voir dans des jours meilleurs. Malheureusement Thomas, ton petit cœur est trop fragile pour le monde extérieur.

T’aurais probablement été très fort. Comme ta maman, qui m’impressionne chaque jour. Elle a l’air fragile, maman… mais elle est très forte. C’est juste qu’elle ne le sait pas. C’est un peu de ma faute, tu sais. Je ne lui dis pas assez souvent. J’te promets que je vais lui dire plus souvent.

Thomas, dans les prochains jours, maman et moi allons te laisser partir. On aura la chance de pouvoir te serrer dans nos bras une première et une dernière fois. Comme la nature l’a voulu. Mais sans la souffrance que l’on t’aurait fait subir si on avait voulu égoïstement te garder avec nous un peu plus longtemps. Cette souffrance, nous la prendrons sur nos épaules, et nous pourrons nous consoler de t’avoir donné le meilleur de nous-mêmes le temps que tu auras été avec nous.

Tu as émerveillé nos vies pendant 23 belles semaines. Merci mon gars! Je t’aime!

Bye Tom!

Papa

?

Ouf, me direz-vous! Et comment! Je ne connais pas du tout ce père, mais j’admire son courage et je ne peux que penser à ma petite Olivia et me dire ô comment Mélodie et moi sommes chanceux d’avoir une petite fille en santé. Ce genre d’histoire me fait toujours penser à la chanson de Luc de Larochellière : Si fragile. 

Source : Profil Facebook de Sébastien Dessureault

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Roch Courcy Écrit par :

Jeune trentenaire passionné par la course, les médias sociaux, l’actualité, la communication et les chats!

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