Médias sociaux | Michelle Blanc versus Nathalie Petrowski!

! Attention : Ce billet a été écrit il y a plus d'un an. Il est fort possible que les informations proposées ne soient plus valables et/ou à jour.

Quelle histoire ce weekend! La twittoshpère, la blogosphère et les autres médias sociaux se sont littéralement enflammés  à cause d’un billet « provocateur » de Nathalie Petrowski qui s’intitulait Gazouillis de placoteux. Voici quelques extraits qui ont suscité des réactions dont  la réputée Michelle Blanc, qualifiée de papesse de la communauté web au Québec.

[Lise Bissonnette] s’est surpassée en chargeant à fond de train contre «la frénésie d’hyperactivité web» et contre ces journalistes qui se dispersent dans des pages Facebook, dans des blogues ou sur Twitter. Bissonnette n’a guère été plus tendre pour ceux qu’elle qualifie de «communauté de placoteux» et de «public gazouillant» que l’on prend à tort, selon elle, pour l’expression de l’opinion publique. […]

Quelques-uns se sont quand même risqués sur le sujet [critiquer les propos de Lise Bissonnette], mais deux fois sur trois, c’était pour signaler ironiquement les propos de Bissonnette plutôt que pour les analyser. Ce qui en soi est assez symptomatique d’une communauté où l’on est tellement occupé à s’autocongratuler et à s’autopromouvoir qu’on ne prend jamais le temps de s’arrêter pour envisager ce que l’on fait, avec une distance critique et un certain recul. […]

Quant au public que Bissonnette qualifie de «gazouillant et de placoteux», elle a tort de se montrer aussi condescendante à son égard, mais raison de remettre en cause sa représentativité. Si les placoteux sont représentatifs, c’est d’abord d’eux-mêmes, puis d’une infime partie de la population et de l’opinion publique. En plus, beaucoup de ces placoteux entretiennent eux-mêmes un blogue, une page Facebook et un compte Twitter. Ils se répondent les uns les autres dans un dialogue en circuit fermé qui finit par tourner en rond, quand il ne se mue pas en insupportable soupe autopromotionnelle.

Pour s’en convaincre, il suffit d’aller sur le site de Michelle Blanc, la papesse de la communauté web au Québec. Jeudi, le premier élément sur son site était une invitation à aller la voir livrer sa 22e chronique à l’émission de télé LeLab, suivie d’une invitation à relire et à revoir ses sept derniers billets, suivi, trois éléments plus bas, d’une autre invitation à aller la voir livrer sa 21e chronique à l’émission LeLab. Si seulement Michelle Blanc était la seule, mais l’autoplogue compulsive est la norme parmi les placoteux. Lisez-moi, regardez-moi, écoutez-moi. Moi, moi, moi… Ce nombrilisme extrême, à mon avis, est bien plus déplorable que le placotage, le gazouillis ou la dispersion.

Ouch! Lire ce billet un samedi matin, ça réveille! Selon moi, généraliser en affirmant que la communauté web ne fait que « s’auto-promouvoir et s’auto-congratuler » est exagéré. Comme je l’ai écrit de nombreuses fois sur Facebook ou Twitter, au cours de la fin de semaine, il y a certaines limites à ne pas franchir quand il est question d »auto-promotion ». Certains vont trop loin malheureusement. Personnellement, si c’est bien fait et plus subtil, ça ne me dérange pas. Toutefois, si c’est mal fait, pas subtil du tout et répétitif, ça me dérange et je vais tout simplement me désintéresser de cette personne et de ce qu’elle dit/écrit… Dans mon cas, ça résulte souvent en un « unfollow » sur Twitter… Bref, je comprends la pensée de Nathalie Petrowski, mais je ne la partage pas. Toute personne présente dans les médias sociaux n’est pas comme cela. C’est peut-être parce que c’est ceux qui le font le plus fréquemment (l’auto-promotion) sont ceux qui se font le plus remarquer et alors, certaines personnes extérieures aux médias sociaux peuvent généraliser… Dommage…

Voilà où Michelle Blanc arrive. Si vous ne connaissez pas Michelle Blanc, allez sur son blogue pour voir sa biographie. Michelle Blanc possède un ton assez incisif et direct et se faire attaquer par une personne « qui provoque fréquemment comme Petrowski », nécessitait fort probablement une réponse de sa part. Ce n’était pas vraiment nécessaire, mais puisqu’elle aussi est une « placoteuse », elle veut bien se défendre et c’est okay! Voici des extraits tirés de son billet intitulé Nathalie Petrowski,Nathalie Petrowski, Nathalie Petrowski.

Mon titre aurait pu se lire Nathalie, Nathalie, Nathalie, dans le sens de découragement personnalisé. Sauf qu’on ne se connait pas et qu’il est vraiment efficace de mettre trois fois le nom Nathalie Petrowski dans mon titre parce que lorsqu’on cherchera son nom, ce billet sera sur la première page de Google et que ce sera bon pour mon trafic (c’est ce qu’on appelle de l’écriture optimisée pour le Web et si vous fouillez consciencieusement, vous en trouverez l’explication dans mon blogue) et qu’en plus, ça va donner une leçon de marketing Web à la grande dame de la « bitcherie » traditionnelle. […]

Alors, allons-y donc pour le contexte. Le blogue que vous lisez présentement s’appelle Michelle Blanc. Il me semble que c’est déjà un indice clair que vous entrez dans l’antre de l’autopromo de moi-même. J’ai d’ailleurs déjà écrit le chapitre « bloguer pour vendre » (PDF) du livre Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires. Il me semble, humblement (et en faisant de l’autopromo) que ça doit déjà donner un indice de la nature de ce que l’on peut y trouver. Mais pour éclairer les lanternes de ceux qui semblent croire qu’ils sont ici dans un quelconque environnement littéraire, journalistique ou autre, que c’est clairement un « organe » d’auto-promotion, voué à la mission de vendre du Michelle Blanc. […]

Une petite correction s’impose donc. Ma chronique de l’émission le Lab parlait Usurpation d’identité, Twittersnob, domaineurs et autres fléaux. Elle ne parlait vraiment pas de moi. De plus, les hyperliens étaient des contenus spécifiques qui traitaient de ces sujets et non pas mes derniers sept billets. Si elle avait pris la peine de cliquer dessus, elle se serait rendu compte qu’effectivement, je n’y parlais pas de moi. Il est vrai cependant que je suis dans la vidéo, que j’ai écrit ces billets et que je plogue cette chronique dans mon blogue. Pour le reste, est-ce vraiment de l’auto-promotion? Cela est une question de point de vue sans doute.

C’est ce que je peux qualifier de billet « coup-de-gueule »! Et ça continue, si vous lisez le reste du billet de Michelle Blanc. Dans un certain sens, je suis d’accord avec elle que son blogue s’appelle Michelle Blanc et que ça sert à vendre du Michelle Blanc, toutefois, c’est la vocation qu’elle a décidé de lui donner. Si elle avait voulu donner une autre vocation à son blogue, elle aurait pu le faire, mais ensuite essayer de se vendre sur un blogue qui n’est pas destiné à la vendre…. Ça ne fonctionne pas, selon moi. Toutefois, je trouve qu’elle trempe beaucoup (Michelle Blanc) dans la défensive… Il n’y a pas de réel débat, mais au moins ça fait réfléchir et je comprends sa position également.

Ce matin, Nathalie Collard a écrit un court billet sur ce débat. Très crédible et pertinent selon moi.

Ce matin, je vous propose la réflexion de l’ombudsman du New York Times sur les dangers, pour les journalistes du moins, d’être en ligne en tout temps. Intéressant et surtout, posé.

Voilà un débat nécessaire qui est malheureusement mal parti. Comme je l’écrivais la semaine dernière, il faut se questionner, nous, journalistes, sur l’utilisation que nous faisons des médias sociaux comme outils de travail. Non pas en se lançant des tomates mais bien en réfléchissant et en échangeant. Le débat doit dépasser les affrontements stériles. À suivre…

Je suis d’accord avec elle que « lancer des tomates » n’est pas la meilleure solution et ça ne fait qu’attiser le feu! Alors, que pensez-vous de toute cette polémique?

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Roch Courcy Écrit par :

Jeune trentenaire passionné par la course, les médias sociaux, l’actualité, la communication et les chats!

2 Comments

  1. 19 avril 2010
    Reply

    […] ait suivi une réplique de Michelle Blanc, pis ça, ça, ça, ça, ça, ça, ça, ça, ça, ça etc. etc. […]

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