Grippe A (H1N1) | L’OMS pointe du doigt les médias sociaux!

! Attention : Ce billet a été écrit il y a plus d'un an. Il est fort possible que les informations proposées ne soient plus valables et/ou à jour.

J’avais vu brièvement une nouvelle concernant l’OMS et sa gestion de la crise de la grippe A (H1N1), mais je n’y avais pas vraiment porté attention jusqu’à ce que je lise l’article intitulé « Quand l’OMS prend Facebook en grippe » d’Antoine Char dans le journal Métro. J’étais vraiment bouche bée dès les premières lignes de l’article!

Cette fois, le bouc émissaire est numérique. C’est la faute à l’internet si l’on a sombré dans le confusionnisme en pleine saga de la grippe A (H1N1). Accusée d’avoir dramatisé la menace de pandémie sous l’influence de laboratoires pharmaceutiques, l’Organisation mondiale de la santé a trouvé ses coupables : les réseaux sociaux.

Twitter, Facebook et compagnie auraient jeté de l’huile sur le feu en faisant courir toutes sortes de rumeurs. Il faudra en tenir compte lorsque surviendront les prochaines crises sanitaires, a soutenu l’OMS la semaine dernière. Peut-être, mais la rumeur n’est-elle pas le plus vieux média du monde? Les pandémies des siècles passés n’ont-elles pas toujours cohabité avec cet immortel «virus»?

Pardon? Je m’étais dit que j’avais probablement mal lu, mais non… L’OMS accusait effectivement les médias sociaux d’avoir alimenté la machine à rumeur. Dans un certain sens, je comprends le point de vue de l’OMS, mais tout de même, il ne faut pas exagérer. L’OMS n’a pas vraiment compris ce qui se passe avec Internet…

[…] avec le Net, la médiasphère est désormais décentralisée. Plus que jamais, l’information est horizontale. «Quand on connaît, souligne encore Michel Dumais, la réactivité des médias sociaux et de la vitesse à laquelle les informations, bonnes ou mauvaises, circulent au travers du réseau, nul ne peut se permettre de négliger ces nouveaux canaux de communication.»

Si l’OMS se veut vraiment le «phare sanitaire» de l’humanité, l’organisation onusienne basée à Genève devra apprendre à éclairer le cyberespace de ses messages. Sans aucune opacité. En attendant, sa gestion de la première pandémie du siècle a frisé la dramatisation. Ses nombreuses alertes ont eu l’effet d’un tsunami planétaire.

La Pologne a été l’un des rares pays à ne pas en tenir compte. Que faire à présent des millions de vaccins inutilisés? Certes, mieux vaut prévenir que guérir, mais le messager finit toujours par perdre toute crédibilité en criant trop au loup. La grande victime de la grippe H1N1 est nulle autre que l’OMS.

Effectivement, la panique générale s’est emparée du monde et le Québec n’y a pas échapper… Je vous invite à lire le dossier spécial du magazine Protégez-vous sur la gestion de la crise de la grippe A (H1N1) par l’OMS.

Que pensez-vous de cette accusation fort exagérée selon moi? Ça ressemble plus à un syndrome que beaucoup d’organisations attrapent en gestion de crise; le « c’est la faute de tout le monde, sauf moi! »

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Roch Courcy Écrit par :

Jeune trentenaire passionné par la course, les médias sociaux, l’actualité, la communication et les chats!

3 Comments

    • Roch
      10 mai 2010
      Reply

      Bonjour Patrice, merci pour le commentaire. Très intéressant comme billet! Les États-Unis n’y ont effectivement pas été aussi forts que le Québec ou le Canada à propos des campagnes de vaccination!!

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