Bouffe et publicité: un bon cocktail ou est-ce vraiment trop?

! Attention : Ce billet a été écrit il y a plus d'un an. Il est fort possible que les informations proposées ne soient plus valables et/ou à jour.

Voici un autre gros sujet cette semaine! Aujourd’hui, je vous parle d’un phénomène assez répandu; soit l’omniprésence en publicité de l’industrie alimentaire… Je ne sais pas si je suis le seul qui trouve qu’il y a plein de publicités de bouffe tout partout? Et tout le temps? Pour illustrer mon billet, j’aurais pu choisir n’importe quelle publicité, mais ces deux-là me semblaient assez représentatives; les publicités de yogourt sont omniprésentes et celles des restaurants également.

C’est vrai! Les chiffres parlent d’eux-même! Selon dernier guide annuel des médias d’Infopresse (2010). L’industrie de l’alimentation représente 8% des investissements publicitaires au Québec et y consacre 131 663 618$ (chiffre de 2008). Il y a seulement le commerce de détail et l’industrie automobile qui dépassent ces chiffres!

Si l’on regarde du côté des annonceurs par média (toujours selon le même GAM 2010); Kraft est 3 sur le plan des publicités dans les magazines (ok avoir son propre magazine doit aider!), Unilever et Nestlé sont 7e et 8e dans la même catégorie. Tim Hortons arrive 10e pour les publicités à la télé! Molson Coors, McDonald’s et Labatt sont respectivement 6e, 7e et 10e sur le plan de l’affichage. En relisant ces chiffres, je suis assez bouche bée. A-t-on vraiment besoin d’autant d’investissements publicitaires en alimentation? Avec toutes ces publicités, on a l’impression qu’il y a toujours un produit nouveau à chaque semaine! C’est étourdissant!

Y a-t-il un lien avec l’obésité? On peut se poser la question!

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=ZWtyd2Z0UAI]

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=32rLXLy6GBw]

Avez-vous l’impression d’être envahi ou cela ne vous dérange pas? J’aimerais bien lire vos commentaires!

Articles récents

Roch Courcy Écrit par :

Jeune trentenaire passionné par la course, les médias sociaux, l’actualité, la communication et les chats!

5 Comments

  1. Mathieu Bédard
    19 juillet 2010
    Reply

    Normalement, si les direction marketing sont compétentes, les budgets publicitaires doivent être proportionnels à certains rendements inaccessibles autrement. C'est la poule avant l'oeuf ou l'oeuf avant la poule. On pourra se demander, par contre, à quel point, on gagnera à utiliser le marketing viral, comme Old spice…

    • 20 juillet 2010
      Reply

      Merci de ton commentaire Mathieu! Tu as bien raison pour la proportion des budgets. En ce qui concerne le marketing viral comme le fait Old Spice, je ne sais pas si ça rapporte beaucoup en dollars, toutefois, sur le plan de la marque et de l'image de la marque, ça peut être assez payant!

  2. 22 juillet 2010
    Reply

    La publicité alimentaire est rébarbative, ponctuelle et répétitive pour la simple et unique raison que, pour nous faire acheter de la bouffe, elle doit nous donner faim. Pour ça, elle doit revenir à toutes les heures de repas (la plage de 22h-23h étant considérée comme un repas pour les « late snackers »), elle doit être constante (pour ne pas que le nom de la marque tombe dans l'oubli) et surtout elle doit être diversifié parce qu’avec la même bouffe annoncée tous les jours, le réflexe de Pavlov fini par s'estomper assez rapidement… Comme avec une consommation d'alcool fréquente, ça fini par ne plus faire effet.

    Un lien avec l'obésité? Je ne crois pas. Le problème avec l'obésité c'est l'accessibilité à la bouffe engraissante et son prix abordable. C’est le placement des produits dans les commerces et tous ses vecteurs de distribution qui, jumelés à l’éducation crée une génération de p’tit gros. J’sais de quoi j’parle, j’prends du poid toutes les semaines! :P lol.

    Si je me sens envahi? C*lissement, oui. :P (désolé). Surtout par les annonces de Yogourt… Moi la miss « Papaye et mangue » j'ferais du jus avec (j'parle du personnage publicitaire ici. Pas de la VRAIE madame, qui elle, ne fait que son travail). Ou encore Tim Hortons avec ses annonces où toutes ses caissières s'appelle Mimi et dont les clients on rarement plus de 85 de Q.I.

    Je crois que la publicité alimentaire utilise le fait qu'elle crée des produits délicieux pour justifier ses publicités qui donnent mal au coeur. :P

    À la fréquence qu'elles nous dérangent, je crois qu'elles mériteraient de divertir le public au lieu de l'énerver… Quoique, quand on s'énerve, on brûle plus d'énergie et de ce fait, l'appétit nous vient plus rapidement. lol!

    • 23 juillet 2010
      Reply

      J'adore ton commentaire Jordan et merci de l'avoir écrit. Tu résumes bien le procédé de la publicité alimentaire. En ce sens, je trouve que la répétition a un effet complètement rébarbatif à mon endroit, surtout si la pub est mauvaise comme toutes celles de Tim Hortons d'ailleurs… Tu n'as pas à t'excuser, moi aussi, je me trouve vraiment envahi!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *