Les conséquences de la grève des chargés de cours à l’UdeM

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Je ne crois pas que c’est un secret pour personne… je suis un des 26 000 étudiants affectés par la grève des chargés de cours de l’Université de Montréal qui a commencé le 24 février dernier. Le conflit est en actuellement à sa 7e semaine et rien ne va plus.

Il y a une semaine et demie environ, la direction de l’UdeM a brandi le spectre de l’annulation de tous les cours donnés par les chargés de cours si elle ne parvenait pas à s’entendre avec les chargés de cours d’ici le lundi 5 avril. La FAECUM (organisation qui représente les différentes associations étudiantes de l’UdeM) a décidé d’embaucher une firme d’avocats pour un éventuel recours juridique si les cours sont annulés.

Le 5 avril, après les multiples appels de la FAECUM à la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, celle-ci a demandé à l’UdeM et aux chargés de cours de reprendre les négociations suite au dernier rejet de l’offre patronale finale. Depuis ce temps-là, le site Info-Grève de l’UdeM reste muet sur les négociations et si l’UdeM ira ou non de l’avant avec l’annulation des cours en question. Les étudiants restent sur un pied d’alerte et attendent depuis ce moment-là… Il y a même un groupe Facebook où les étudiants peuvent se défouler!

Voilà qui me semble un bon résumé de la situation. Maintenant, si l’on parle de l’aspect communicationnel de la grève, les conséquences sont énormes pour l’UdeM. Je ne sais pas si vous vous souvenez de la grève des professeurs de l’UQÀM l’an dernier? Les faits parlent d’eux-mêmes. Selon André Lafrance, professeur en communication à l’UdeM, le taux d’inscription à l’automne 2009 a augmenté de 15%.  On comprend pourquoi! Il est certain que si l’on se place dans la tête d’un cégepien qui fait actuellement son choix… il hésitera fort probablement à s’inscrire à l’université qui est ou était en grève.

Cette logique risque de s’appliquer à la grève actuelle. Oui, l’UdeM mentionne qu’elle se soucie des étudiants (on peut en douter avec la menace d’annulation de la session), mais elle pense plutôt aux futurs étudiants comme le dit Monsieur Lafrance lors d’un cours sur la gestion de crise en communication.

On ne le se cachera pas, il y a certains établissements scolaires qui semblent plus enclins que d’autres à faire la grève au moins une fois par année scolaire. L’UdeM n’en fait pas partie et surtout que cette fois-ci ce n’est pas les étudiants qui l’ont causé. L’UdeM écopera de cette grève et surtout avoir fait brandir la menace d’annulation de la session ne l’aidera pas non plus. Ça ne renvoie pas une image très positive! Que pensez-vous de tout cela?

Mise à jour – 20h45

L’UdeM et le syndicat serait parvenue à une entente de principe, les cours reprendraient le 12 avril et la session se terminera le 9 mai. Ouff, je me croise les doigts pour que tout cela soit réellement vrai! Pour bien faire et donner une bonne image (lire ici, relations publiques), l’UdeM offre la possibilité de donner un crédit pour les frais de scolarité aux étudiants affectés. Ah bon! Bonne idée ou non?

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Roch Courcy Écrit par :

Jeune trentenaire passionné par la course, les médias sociaux, l’actualité, la communication et les chats!

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